montagne
Le 30/08/2026
Comme toujours le queyrassassin retour
Comme toujours le compte a rebours du prochain séjour
Dans l’attente on se souvient
Le 21/06/2026
Il est deux coups de pagaie plus tard
Au bastingage de ma pirogue bizarre
Celle qui nous flotte les jours
Et nous transporte le temps
Le 25/04/2026
Il y a quelques milliers de neurones en moins à la démence des dirigeants de ce monde
Et quelques milliers de connexions en plus à l’algorithme plastoc de l’intelligence artificielle émergente
Suspecte corrélation qui fait glisser à 45 degrés le long du parallèle éponyme, celui de la tangente des crêtes
Le 15/02/2026
On prend des trains des bateaux des voitures des avions
Dans cette histoire sans fin seul le temps file son lin, seul
Vains départs éternels retours
L’illusion du voyage, des pays où l’on arrive jamais, des horizons qui restent sur leur ligne de fuite,
Toujours trop court pour y croire vraiment
Encore fallait-il le savoir...
Le 19/08/2025
Les bulles de la cafetière gazouillent que le café est prêt
Une vapeur arabica s’en échappe et embaume la terrasse conifère
Entre Viso et Font Sancte
Piémont et Provence
Au dessus de la p’tite table teck du p’tit dej une p’tite abeille me fixe en vol stationnaire au dessus du beurre
Sourcils froncés
Le 12/08/2025
Tu prends quelques mots que tu laisses mariner
De vagues idées de bois flotté
Quelques sensations floues naufragées
Un rien d’impression imprécise
Une onde graminée
Un zeste solaire
Une once d’indigo ciel
Le 08/06/2025
Quand je serai guitariste rabougri de la trogne
Racorni comme une vieille paume du bout de ses doigts
J’irai banjo dos, grimper l’alpage une dernière fois
M’assoir tailleur aux quatre vents
Entre Edelweiss et Lavandin
Tête asphodèle, pieds paturins
Le 31/03/2025
On a troqué le saoul d’un rhum cascade de jungle
Contre une belle onde torrent des minéraux
Changé l’alkol créole
Pour un fol aperol
Le 03/09/2023
Quand je serai guitariste dans des milliers d'années
J'aurai une voiture pas banale, à deux balles
Que je conduirai en sandales
Boite à savon pot de yaourt à pédales
Méhari à gorge déployée pour méharée à tombeau ouvert
Le 27/08/2023
27 heures moins trente deux
A l'aise sur la terrasse mélèze.
Sans tracas ni blabla au milieu des épicéas.
Le 02/03/2020
Un froid saumoné embrase les cimes
Insoupçonnable rose des sables blancs flamboyant dans un soleil couchant
Fait vibrer la Voie lactée givrée où des astres de flocons scintillent inutilement
Cette neige sucrée de glace fait crisser sur les crêtes un air mitral
Une mélodie qui souffle au cœur une nostalgie dans la poitrine
Une berceuse pour que les mélèzes allongent leur ombre
Sur un vison immaculé d’une piste aux étoiles désargentées
Où le temps semble s’être lui aussi figé
Sans trace, sans ride, sans âge, sans la grouillante civilisation
Pourvu que ça ne soit pas la mélopée d’un monde en voie de disparition