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Le 21/06/2026
Il est deux coups de pagaie plus tard
Au bastingage de ma pirogue bizarre
Celle qui nous flotte les jours
Et nous transporte le temps
Le 25/04/2026
Il y a quelques milliers de neurones en moins à la démence des dirigeants de ce monde
Et quelques milliers de connexions en plus à l’algorithme plastoc de l’intelligence artificielle émergente
Suspecte corrélation qui fait glisser à 45 degrés le long du parallèle éponyme, celui de la tangente des crêtes
Le 15/02/2026
On prend des trains des bateaux des voitures des avions
Dans cette histoire sans fin seul le temps file son lin, seul
Vains départs éternels retours
L’illusion du voyage, des pays où l’on arrive jamais, des horizons qui restent sur leur ligne de fuite,
Toujours trop court pour y croire vraiment
Le 21/12/2025
Extinction d’artifice moins quelques épines de cèdres
Au pendule du fou qu’oscille le monde
Les heures d’avent comptent à rebours le bon bout d’an ou tout continue à défaut de recommencer
La fête du temps qui fuit depuis le schisme de la chrétienté
Des lumières pour rappeler les présences passées
Encore fallait-il le savoir...
Le 19/08/2025
Les bulles de la cafetière gazouillent que le café est prêt
Une vapeur arabica s’en échappe et embaume la terrasse conifère
Entre Viso et Font Sancte
Piémont et Provence
Au dessus de la p’tite table teck du p’tit dej une p’tite abeille me fixe en vol stationnaire au dessus du beurre
Sourcils froncés
Le 12/08/2025
Tu prends quelques mots que tu laisses mariner
De vagues idées de bois flotté
Quelques sensations floues naufragées
Un rien d’impression imprécise
Une onde graminée
Un zeste solaire
Une once d’indigo ciel
Le 08/06/2025
Quand je serai guitariste rabougri de la trogne
Racorni comme une vieille paume du bout de ses doigts
J’irai banjo dos, grimper l’alpage une dernière fois
M’assoir tailleur aux quatre vents
Entre Edelweiss et Lavandin
Tête asphodèle, pieds paturins
Le 31/03/2025
On a troqué le saoul d’un rhum cascade de jungle
Contre une belle onde torrent des minéraux
Changé l’alkol créole
Pour un fol aperol
Le 28/01/2025
Il est vingt-cinq années plus tard
Au gousset deux fois millénaire
Du sable qui glisse entre les doigts de la chrétienté
Grains microscopiques qui frottent l’épiderme en coulant dans ma sablière
Le peeling du temps sans effet sur les rides
Seulement sur les souvenirs
Je ne pourrai jamais oublier que je suis né dans un pays bleu.
Le 24/12/2024
Il est santa moins vingt-quatre au calendrier de l'avent des steppes de l'Est
Dans les chaumières de chrétienté, les cent tons des cohortes terre cuite
La transhumance argile des santons de Provence.
L'effluve boisée des sapins de forêt quand ils ne sont pas mélèze
La senteur balsamique de sang résine du pin cembro qui sent si bon
Tandis que le feu craque et lance ses pignes ardentes aux âtres des foyers rougeoyants
Feu d'artifice bien réel des veillées festives
Le 10/11/2024
Il est dix sept heures soixante quinze au gousset zingué d’hiver des doudounes métropoles
Mes chaussures m’entraînent les pieds dans de nouvelles feuilles blanches que je remplis en marchant
Des platanes sycomores en érables d’été indien
La sarabande froufrou des mille couleurs flamboyantes
Les croques en jambe du grand cric qui croque l’âme végétale des feuilles, toutes mortes.
Le 01/08/2024
Allongé sur ma canopée
Je regarde le grand écran du soleil levant
La suite bergamasque de l'aube Karib
Quelques accords de verre qui tintent dans le pastel matin
Le 20/07/2024
Indes Françaises de l’Ouest. 20 juillet 2024.
Il est 3 verres de Lekouz moins une Lézarde à l’apéro Carib’ de la varangue Corsair’.
Désertée comme une île au trésor.
Avec son butin de souvenirs fantômes qui trainent leurs chaines immatérielles sur le ponton.
La jambe de bois sur une coco, et coco aussi sur l’épaule, le volatile pas la coque.
Lui et moi on sirote un vieux rhum de derrière les magots. Aussi sec !
Le 16/06/2024
Il est 3 verres de rhum moins quelques centilitres au cul sec du verre digestif.
La route s’insinue au fil des pneus entre les graminées sauvages qui traversent la route dans la lumière des phares.
A moins que ce soit l’inverse, on est peut-être parti dans le décor.
Va savoir.
En tout cas il est beau le décor. Même à l’envers, même de nuit, même noir.
Le 09/06/2024
07 juin 2024.
Nous sommes les Saintes moins le quart du temps
Qu'il faut pour le dire à la pendule du Val Ferry des iles
On a accroché les clés du ch'val de fer
Au mousqueton du sac rando en toile de voile
Le 01/06/2024
Ciel sépia, brume de sable, juin Gwada.
80% d'humidité, 32 degrés ambiants, 45 ressentis.
Moins que mon âge mais quand même.
L'air sue la peau, sans contrpèterie.
Il y colle et coule le tissu.
Le 19/05/2024
Il est août moins trois mois au cadran solaire du sablier des plages
Dans les caisses du retour on met à jours passés
Le compte à rebours des souvenirs
